Législatives : Thierry Robert et Eric Magamootoo veulent « faire de la Réunion une zone franche globale »

Eric Magamootoo est candidat dans la 1ère circonscription. Thierry Robert est candidat dans la 7ème circonscription. Les deux candidats ont décidé de se rejoindre sur un projet économique commun à l’occasion de ces législatives : faire de la Réunion une zone franche globale. « Un projet de révolution économique pour les Réunionnais », disent-ils en chœur. 

De gauche à droite : Thierry Robert, Valérie Yen-Pon, la suppléante d’Eric Magamootoo.

« Pourquoi nous sommes là ? »

« Parce qu’en dépit de nos différences, nous nous accordons sur l’évidence d’un changement. Les Réunionnais ont exprimé, en avril, une colère contre l’immobilisme politique et l’apathie de certains élus dans les couloirs de l’Assemblée nationale. La campagne des législatives qui s’ouvre, doit permettre d’aborder tous les sujets afin de répondre au désespoir des Réunionnais. Il est temps que les parlementaires ultra marins s’unissent au-delà des clivages politiques sur des réformes essentielles, en construisant des solutions faisant consensus afin de parler d’une seule voix et d’une voix forte. C’est en se rassemblant que nous pourrons peser sur les changements que La Réunion réclame ».

« Autour de quel projet nous nous rejoignons ? »

« Nous défendons une réforme profonde et réfléchie du statut fiscal de notre économie par la création d’une zone franche globale sur l’île de La Réunion. Cette réforme n’est pas une utopie, d’autres et dans d’autres territoires l’ont fait avant nous, comme par exemple, La Corse qui possède un statut fiscal spécifique depuis 1994. Il est temps de faire de notre île, une terre d’attraction économique ! Notre objectif est de transformer notre île afin de favoriser les investissements, de consolider notre tissu économique et d’offrir un levier de développement aux entreprises réunionnaises. Ce statut spécifique doit se construire sur trois critères : la simplicité, la transparence et la pérennité. Le nouveau chapitre que nous écrivons passe par une zone franche globale, visant à créer un cadre législatif et économique plus simple, plus transparent, plus efficace. Nous avons fait le choix de nous unir sur ce sujet afin d’être mieux entendus dans les instances nationales ».

Quelle sont les conséquences dans la vie des Réunionnais de cette réforme ?

« Cette réforme doit mettre fin à une logique économique de comptoir qui a démontré son inefficacité depuis de nombreuses décennies. Sans changer les règles et de cadre législatif, nous ne pouvons pas lutter contre le chômage de masse et favoriser l’éclosion d’une économie porteuse d’une croissance nouvelle favorisant l’emploi et le développement. Cette zone franche globale est un nouveau souffle pour l’économie réunionnaise et elle est porteuse d’espoir.

Une Réunion dynamique. La fin du système fiscal et social actuel, opaque et complexe, conçu comme un millefeuille où seuls les fonctionnaires de Bercy comprennent encore la logique, doit ouvrir une nouvelle ère de croissance. Cela permettra de libérer les talents réunionnais des lourdeurs administratives et du poids fiscal insensé.

Création d’emplois. Avec 30% de chômage, l’île de La Réunion doit trouver tous les moyens pour lutter contre ce fléau. Changer les règles fiscales, c’est aussi donner un nouveau souffle aux entreprises réunionnaises et permettre d’allier croissance économique et création d’emploi. En finir avec le chômage de masse passe nécessairement par des réformes profondes. Les avantages de la zone franche globale créeront les conditions pour favoriser la croissance économique et, par conséquent, le développement de nouvelles filières économiques d’avenir. Cela permettra, à terme, de créer des emplois mieux rémunérés offrant plus d’opportunités de carrière aux Réunionnais.

Accroître le pouvoir à vivre des Réunionnais. Le chômage est la porte d’entrée de la précarité, des fins de mois difficiles et de l’exclusion sociale. Viser le plein emploi, c’est avoir l’ambition de redonner un espoir à notre jeunesse et aux travailleurs. Accroître le pouvoir d’achat par des chèques de l’État n’est pas une solution digne et elle nous réduit à quémander à Paris de la petite monnaie pour survivre. Pour accroître le pouvoir à vivre des Réunionnais, nous devons leur donner des emplois mieux rémunérés au sein de filières d’avenir et innovantes.

L’ouverture de La Réunion. Le fait de se doter d’un cadre fiscal attractif et simple, redonne aux Réunionnais, allégés du poids des taxes, la possibilité d’entreprendre dans la région océan Indien et de développer l’exportation, source de croissance. L’indépendance économique vise à rendre notre balance commerciale positive, à favoriser le développement de nos entreprises dans la zone sud de l’océan Indien et de continuer à investir dans nos relations privilégiées avec l’Inde et la Chine ».

Un appel aux candidats aux législatives à s’unir autour de ce projet de statut fiscal et social pour La Réunion

« Il est grand temps que les élus réunionnais s’unissent par-delà les partis pour porter des réformes de consensus et porteuses d’espoir pour la population et les acteurs économiques. La Réunion zone franche fait partie de ces projets. Unis, nous pouvons mener et peser sur les reformes et les lois à l’Assemblée nationale. Ce rassemblement passe par des alliances politiques. C’est le début d’un front uni rassemblant des hommes et des femmes engagés pour la population et défendant notre île en particulier et les outre-mer en général ».

Les caractéristiques de la zone franche

1. Exonération des charges sociales.
2. Taux unique d’impôt de 15% sur les sociétés, sur les revenus et sur les rémunérations des dirigeants de sociétés.
3. Aucune cotisation pour l’embauche des jeunes de 16 à 25 ans.
4. Simplification, en ligne, des démarches de création, de modifications de société, des déclarations fiscales, sociales et comptables.
5. Exonération du droit de succession et de la taxe foncière sur la résidence principale et les propriétés agricoles non bâties.
6. Exonération de la taxe professionnelle.
7. Pas de droit d’enregistrement.
8. Pas d’impôt sur les plus-values en cas de revente d’un bien après cinq ans de possession.

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