Le conflit social à Tereos est terminé : l’usine de Bois Rouge refonctionne ce jeudi

La campagne sucrière a été  perturbée par un conflit social, pendant pratiquement deux semaines à Bois Rouge, mais une issue positive a été trouvée hier soir, à l’issue d’une médiation entre direction et salariés à l’inspection du travail.

Ainsi, le travail va reprendre aujourd’hui pour les salariés de l’usine de Bois Rouge, et réceptionneront les cannes des planteurs.

Ces derniers hier, avaient mené des opérations « choc », comme un long convoi de l’est, avec blocage du Barachois à St Denis, idem pour Saint Paul où les cannes ont été déversées à Savanna, et un sitting était même envisagé devant l’Usine du Gol à Saint Louis.

Il n’en sera rien.

Un accord ayant été trouvé, la campagne peut reprendre aujourd’hui dans le nord et l’est de la Réunion.

TEREOS prevoit de verser 15 centimes par tonne aux planteurs « en avance »

Dans un communiqué, la sucrerie de Bois Rouge indique qu’elle  accepte de verser une avance de 15 euros par tonne de canne aux planteurs de l’usine afin de les indemniser de leurs pertes liées à ce conflit social.

« Habituellement chaque semaine, les planteurs reçoivent une avance de 30,05 euros par tonne de canne livrée sur la base de 42 700 tonnes de cannes du bassin de Bois-Rouge. En fin de campagne sucrière, ils perçoivent un solde tenant compte de la richesse mesurée de leurs chargements.

Depuis le début du mouvement social à la sucrerie de Bois-Rouge, les planteurs n’ont pas pu livrer leurs cannes et certains rencontrent des difficultés de trésorerie.

Conscient de cette situation et après des échanges avec des responsables de certains syndicats de planteurs, la sucrerie de Bois-Rouge a donné son accord pour la mise en place d’une avance de trésorerie exceptionnelle à destination des planteurs concernés. Cette avance est fixée à 15 euros par tonne de cannes, soit l’équivalent d’environ la moitié de l’avance hebdomadaire faite aux planteurs.

Cette somme sera remboursée par une retenue d’environ 1 euro effectuée sur l’avance hebdomadaire de 30,05 euros et ce, jusqu’à l’issue de la campagne sucrière 2022.

En revanche, les industriels ont noté des demandes d’indemnisation des planteurs liées à cette grève. Ils rappellent qu’aucune indemnisation n’est possible au titre d’un évènement qui fait partie des risques de l’activité d’une filière agro industrielle. »

Un gros coup de pression des planteurs hier

Hier après-midi, les planteurs envisagaient de camper devant l’usine du Gol, et se sont même  installés pendant un moment devant la préfecture, en milieu de la matinée et effectué une pause à Savannah où ils vont verser leur chargement. Ils ont levé le camp cette nuit en apprenant la fin du conflit.

Mais ils étaient déterminés à aller jusqu’au bout, comme le montre  Dominique Clain syndicaliste de l’UPNA au micro d’Yves Mont-Rouge. Il était au moment de l’interview devant la préfecture.

Images du convoi « lent » vers St Denis

 

 

 

 

 

 

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