Conflit social à Tereos : les planteurs lancent des actions « fortes ». Des convois de tracteurs se dirigent vers l’Ouestvers

Alors que la campagne sucrière est encore perturbée par un conflit social, à Bois Rouge, la confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion, (CGPER) lance dans un communiqué que les « planteurs sont pris en otages », dans le conflit chez Tereos.

Aujourd’hui ils envisagent de se rendre à la préfecture pour se faire entendre et réclamer la fin immédiate du conflit. Actuellement, ils sont à Saint-Denis, après avoir quitté très tôt ce matin, Beaufond.

La direction régionale des routes indique dans un communiqué que la circulation est fermée au Barachois à cause de cette manifestation.

Après s’être installés pendant un moment devant la préfecture, les planteurs vont prendre la direction du Gol à Saint-Louis, et effectueront une pause à Savannah où ils vont verser leur chargment.

 

 

Ecoutez Mr Orange, planteur dans l’est :

Et ils ont aussi pris une décision radicale : celle d’aller livrer leurs cannes là où ils le peuvent , c’est à dire dans l’usine qui fonctionne : le Gol à Saint Louis. Il y aura donc des bouchons à prévoir ce mercredi sur les routes de l’île avec ces tracteurs qui s’y rendent à vitesse très réduite.

 


PODCAST :

De son côté TEREOS a vu hier l’échec de la médiation avec ses salariés. Les débats à l’inspection du travail se sont clos vers 18H et reprendront aujourd’hui à 9H.

Pour les planteurs, c’est une catastrophe que ces cannes restant coupées dans les champs et perdant de la richesse.

« Après l’ouverture tardive de la campagne sucrière due aux négociations sur la nouvelle convention canne, c’est désormais un conflit interne à Téréos qui impacte les livraison de cannes à l’usine de Bois-Rouge .
Les planteurs sont pris en otage de ce conflit auquel Téréos n’arrive pas à mettre fin par la négociation ou la médiation avec les syndicats internes à l’usine.
Depuis ce mardi 16 août, les salariés de la sucrerie sont en grève et aucune solution ne semble se dessiner. Alors pendant ce temps, nous planteurs, nous sommes pris en otage de ce conflit car la campagne sucrière est à l’arrêt.

Des constats d’huissier effectués lundi 22 août

Nous ne pouvons accepter cette situation et nous demandons que l’usine de Bois Rouge reçoive nos cannes, car avec déjà un mois de retard, nous risquons de ne pas terminer la campagne sucrière alors qu’actuellement la richesse est au rendez-vous.
C’est à Téréos de régler ce problème de management et non aux planteurs de supporter le poids de la mauvaise gestion de ce différent en interne.
Le contrat de réception de nos cannes est ainsi rompu et nous serions en droit d’exiger des indemnités pour les pertes de recettes qui nous impactent directement.

Que Téréos règle ses problèmes internes, nous n’avons ni à subir cette situation ni à interférer dans le management des ressources humaines de Téréos. Il ne nous appartient pas de rentrer dans ces questions qui ne concernent que le management de Téréos. Que Téréos prenne ses responsabilité et met fin à ce conflit interne qui n’a pas à rejaillir sur les livraisons de cannes.

Et si aucune avancée n’est trouvée, que Téréos demande la médiation des services de l’Etat pour régler au plus vite cette situation afin qu’aucun planteur ne soit pris en otage de ce conflit interne . Nous demandons à Téréos et au CTICS de réceptionner et d’analyser nos cannes. »

Mécontents, les planteurs se sont rendus en grand nombre à Bois Rouge lundi.

TEREOS de son côté a RDV ce matin (23/08/22) à l’inspection du travail pour une médiation avec les salariés.

Sur les ondes de Free Dom, un planteur a annoncé cet après-midi, qu’ils (les planteurs), pourraient se rendre devant la préfecture demain, avec des remorques chargées de canne, si aucune solution n’est trouvée dans le conflit social qui oppose Tereos à ses employés à Bois Rouge.

Leurs remorques sont bloquées dans l’Est et ils pourraient être obligées de les vider à l’usine du Gol, de Saint-Louis. Mais la question est de savoir si le Gol va les prendre. Si jamais l’usine du Gol ne peut pas prendre les cannes qui commencent également à se désecher, l’éventualité d’une mobilisation devant la préfecture, pour tenter de trouver une solution n’est pas à écarter.

 

 

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