Avenir d’Air Austral : l’offre réunionnaise se concrétiserait

L’État avait a priori accepté les arguments du territoire et l’offre 100 % réunionnaise public-privé destinée à relancer une compagnie régionale au bord du gouffre, en juin dernier.

Lors de la visite dans l’île de Jean-François Carenco, le 8 juillet, l’unanimité semblait de mise autour de ce dossier. Certes, l’offre était « en cours d’analyse », mais rien d’inquiétant.

Une seule offre sur la table

L’article du Monde de ce lundi 1 er août montrait pourtant que l’option d’un rapprochement avec Corsair était toujours d’actualité. Le Comité interministériel de restructuration industrielle aurait présenté un plan, consistant à « placer les deux compagnies sous une holding commune dans laquelle 120 millions d’euros d’argent frais seraient injectés », l’État « apportant son soutien en abandonnant 320 millions d’euros de créances portant essentiellement sur Air Austral ». Toujours selon le Monde, cette réunion se serait terminée sur un « constat d’échec ».

Il n’y aurait désormais plus que l’offre réunionnaise sur la table du ministre. Le rapprochement capitalistique entre les deux compagnies ne serait plus à l’ordre du jour. « Le dossier suit son cours et va être transmis à la Commission européenne», indique une source proche du dossier. Joint hier par nos confrères du Quotidien, le cabinet de Jean-François Carenco, ministre délégué aux Outre-mer, précisait simplement que l’examen était « en cours ».

L’offre réunionnaise, validée par la Région lors de sa séance plénière du 28 juin, aurait deux axes.

  • la Sematra, jusqu’à présent actionnaire majoritaire, injecterait 25 millions d’euros, répartis ainsi : 15 millions de la Région, 5 millions du Département et 5 millions de la CCIR.
  • un ensemble d’investisseurs locaux avec en tête le groupe Delefie, apporterait pour sa part 30 millions d’euros, devenant majoritaire avec 55 % des parts.

Si le dossier est transféré à Bruxelles, cela signifierait que l’État abandonne 80 % de ses créances, estimées autour de 200 millions d’euros.

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