Le préfet lance la Conférence régionale de l’Alimentation à Bras-Panon (VIDÉOS)

D’où sa visite, ce matin, mercredi 29 juin, dans la commune gérée par Jeannick Atchapa depuis juin 2020; Laquelle a mis en place le PAT (Projet Alimentaire Territorial). Une visite qui s’inscrit dans le cadre du CRALIM (Comité Régional de l’alimentation). A ce titre, une grande Conférence régionale de l’Alimentation doit se tenir ce vendredi 1er juillet à Saint-Gilles avec tous les partenaires, soit plus de 150 personnes.

De gauche à droite : le maire de Bras-Panon Jeannick Atchapa et le préfet de la Réunion Jaques Billant.

Mais revenons à la visite du préfet à Bras-Panon où il a été reçu par le maire, puis à la cuisine centrale par Arielle Rouget, la responsable de la restauration scolaire. Au programme : visite de la légumerie de la cuisine centrale (découpe et transformation des légumes); Présentation du plateau technique (formation, présentation des projets en lien avec le PAT, volet loi EGAlim) et visite à l’école « Ma pensée » (repas dans le cadre des « mercredi jeunesse »)

Le préfet Jacques Billant en discussion avec Arielle Rouget, la responsable de la restauration scolaire à Bras-Panon. (Crédit photos : Yves Mont-Rouge)

Mais avant de poursuivre la visite, Monsieur le préfet, pourriez-vous nous expliquer ce qu’est le CRALIM ? Ecoutez Jacques Billant, il est au micro d’Yves Mont-Rouge :

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Le Comité Régional de l’ALIMentation (CRALIM) réunit donc l’ensemble des acteurs de l’alimentation de La Réunion. Le CRALIM est une instance de concertation qui permet de rendre compte des outils de la politique alimentaire sur le territoire, notamment le Programme National pour l’Alimentation (PNA) et l’approvisionnement de la restauration collective. La composition du CRALIM a été fixée par arrêté préfectoral. Il comprend des administrations : DAAF, Rectorat, DEETS, DEAL, des Collectivités territoriales : conseil régional, conseil départemental, association des maires, des Établissements publics : ARS-OI, ADEME, les chambres consulaires : chambre d’agriculture, chambre de métiers et de l’artisanat (CMA), chambre de commerce et de l’industrie (CCI), les organisations professionnelles des secteurs agricole, agro-alimentaire et alimentaire : ADIR, ARIBEV, ARIFEL, ARIPA, ARIV, GAB 974, AGORES, les associations dont l’objet est lié à la politique de l’alimentation : Banque Alimentaire des Mascareignes, Croix Rouge ainsi que des personnes non membres du comité (personnalités qualifiées, experts…) peuvent être invitées aux réunions du CRALIM en fonction des thématiques abordées.

A La Réunion, le préfet a souhaité élargir la liste des invités et des participants au CRALIM pour en faire une véritable « Conférence régionale de l’alimentation » afin de pouvoir échanger avec de nombreux participants et démultiplier la diffusion des expériences réussies.

Vous l’aurez compris, les missions du CRALIM sont les suivantes : il aborde toutes les questions relatives à la mise en œuvre au niveau régional du programme national pour l’alimentation (PNA3 2019-2023). La politique de l’alimentation y est abordée sous les angles de la santé, de la nutrition (au regard de la progression du diabète sur le territoire), de l’éducation, de la lutte contre le gaspillage alimentaire, de l’ancrage territorial et de la justice sociale.

Les publics cibles sont très divers : enfants, adultes, collectivités, professionnels, associations… Une multitude d’acteurs est donc impliquée. Il doit notamment proposer des actions pour faciliter l’atteinte des seuils définis pour l’approvisionnement de la restauration collective, à savoir à La Réunion : 20 % de produits durables et de qualité, dont 5 % de produits biologiques au 1er janvier 2022.

Le CRALIM se réunit en réunion plénière, au moins une fois par an, sous la présidence du préfet. Le secrétariat de cette instance est assuré par la DAAF. Des réunions de travail thématiques sont organisées tout au long de l’année sur les sujets techniques. Les travaux menés avant 2020 avaient permis, par exemple, de faire aboutir la charte pour une restauration collective publique responsable à La Réunion, signée en avril 2019.

Lors de sa visite à Bras-Panon, le préfet était accompagné du sous-préfet de Saint-Benoit, de Nadine Grondin, vice-présidente de la Chambre d’Agriculture, de Pascal Plante pour la Région et de Pascal Augier, directeur de la DAAF. Alors, quel sera le rôle de la DAAF au sein du CRALIM ? Réponse de Pascal Augier :

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Pourquoi avoir choisi la commune de Bras-Panon pour lancer la Conférence régionale de l’Alimentation ? Ecoutez la réponse du maire Jeannick Atchapa qui nous parle également de ses projets d’installation sur le territoire communal des filières de fruit à pin, de bœuf Moka mais également de l’école municipale de la restauration scolaire.

La commune de Bras-Panon dispose d’un des plus beaux plateaux techniques de restauration de la Réunion.

Rappelons comme l’avait rappelé également Arielle Rouget, que la commune de Bras-Panon produit près de 2000 repas par jour pour les élèves de ses écoles primaires et maternelles ainsi que pour le portage à domicile, soit 240 000 repas à l’année.

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L’objectif du CRALIM est on ne peut plus clair : inciter à consommer des produits de qualité et surtout des produits locaux. Mais c’est quoi les PAT (Projets alimentaires territoriaux) ?

Créés en 2014 par la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, les PAT s’appuient sur un diagnostic partagé faisant un état des lieux de la production agricole et alimentaire locale, du besoin alimentaire des habitants et identifiant les atouts et contraintes sociales, économiques et environnementales du territoire. Ils participent à la déclinaison des objectifs du Programme national pour l’alimentation (PNA) dans les territoires et à leur conciliation avec les enjeux locaux.

Les PAT répondent à un enjeu d’ancrage territorial et revêtent 3 dimensions structurantes :

– Économique : structuration et consolidation des filières, rapprochement de l’offre et de la demande, maintien de la valeur ajoutée sur le territoire, contribution à l’installation d’agriculteurs et à la préservation des espaces agricoles

– Environnementale : développement de la consommation de produits locaux et de qualité, valorisation d’un nouveau mode de production agro écologique, dont la production biologique, préservation de l’eau et des paysages, lutte contre le gaspillage alimentaire

– Sociale : éducation alimentaire, création de liens, accessibilité sociale, don alimentaire, valorisation du patrimoine

Le diagnostic partagé par les acteurs locaux et la coordination de l’ensemble des actions par une instance de gouvernance sont gages de la réussite de la mise en place d’un PAT. La DAAF peut accompagner les porteurs de projets dans cette démarche, et faciliter la mise en relation avec les acteurs.

Les actions du PAT répondent aux objectifs du Plan Réunionnais de Développement Durable de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire (PRAAD) et du Programme national pour l’alimentation (PNA), et peuvent s’articuler avec d’autres outils de politique publique territoriale : Programme Réunionnais de Nutrition et de Lutte contre le diabète (PRND), schéma de cohérence territoriale (SCoT), agenda 21 local, charte du Parc national de La Réunion (PNR), contrat local de santé (CLS), stratégie touristique, etc.

Les projets alimentaires territoriaux peuvent mobiliser des fonds publics et privés. Ils peuvent également générer leurs propres ressources. En 2021, le plan France Relance a permis de faire émerger plusieurs initiatives sur le territoire réunionnais. Les 7 PAT déjà labellisés de La Réunion : Mafate, Cilaos, Bras-Panon, La Possession, Trois-Bassins, L’Entre-Deux et La Plaine des Palmistes.

Dispositifs transversaux par essence, les PAT regroupent différents domaines (alimentation, agriculture, environnement, santé, justice sociale, économie, aménagement du territoire) pour les mettre en cohérence sur un territoire donné, autour de la thématique de l’alimentation. Ils reposent sur le volontariat des partenaires : collectivités territoriales, agriculteurs, producteurs, entreprises et coopératives de transformation, de distribution et de commercialisation, acteurs de l’économie sociale et solidaire, organismes d’appui et de recherche, société civile. La mobilisation des territoires, l’appropriation locale des enjeux liés à l’alimentation (éducation alimentaire, précarité alimentaire, patrimoine alimentaire) sont des conditions de réussite de la démarche du PAT.

Les produits (viandes, légumes…) cuisinés à Bras-Panon sont frais et locaux pour beaucoup d’entre eux.

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